Live-Report Whitesnake - Live At Hellfest 2013

5 Juillet 2013
Whitesnake - Live At Hellfest 2013

Quatre ans. Quatre longues années où l'absence de Whitesnake a pesé sur ma vie. Le 4 juin 2009, le groupe se produisait au Casino de Paris, et pour la première fois, je pouvais admirer pour de vrai David Coverdale et ses belles chemises. 2010. 2011. 2012. Nous voilà arrivés au 21 juin 2013, sur ces célèbres terres clissonnaises. Whitesnake était prévu pour 18h35, et comme si je ne les avais pas assez attendu, ils inverseront leur horaire de passage avec les grands Twisted Sister, et joueront finalement à 20h45.

Le backdrop "Year Of The Snake" est tombé. Je suis là, devant la scène, suppliant Kreator de stopper son show, car il est largement l'heure de laisser la place à mes dieux de l'Olympe à moi, à une légende du Hard Rock anglais. LE Serpent Blanc. Le concert des gentils Kreator une fois fini, la pression monte. Il suffira d'une demi seconde d'inattention de ma part pour entendre le public hurler : Je me retourne en panique, et là ! Je vois Reb Beach (oui oui, le VRAI !) faire une micro apparition sur scène, avant de regagner l'arrière de la scène. My Generation, tube de The Who, retenti, pour annoncer le commencement imminent du show.

Il faut se faire à l'idée que chaque show de Whitesnake est construit de la même manière depuis bien longtemps. Cette mythique intro, où Coverdale nous montre ce qu'il sait faire avec son pied de micro : "Here is a song for ya !" Et là, quel bonheur ! Le show commence par Give Me All Your Love. Ce passage magnifique où le public chante... la magie du Serpent Blanc opère ! Un groupe au top de sa forme, avec un Tommy Aldridge au taquet ! Sa chevelure grisonnante fait plaisir à voir... un retour tellement inattendu au sein du groupe ! Tout le monde sera d'accord pour dire que la voix de D.C. a faibli ces dernières années, mais aucune déception pour ma part, et je dirais même de l'étonnement. Par ailleurs, le boss sait s'entourer de musiciens meilleurs chanteurs les uns que les autres, et qui rendent les shows du groupe aussi grandioses que possible.  Et puis Coverdale, c'est tout un concept. La gestuelle, le regard, le passage de la main dans les cheveux, la voix, les cris, le pointage de doigt, les chemises... il n'y en a pas deux comme lui. Michael Devin, actuel bassiste du groupe, m'a fait excellente impression. Il faut dire que passer derrière Marco Mendoza, et Uriah Duffy n'était pas chose facile. Sur scène avec son t-shirt Whitesnake, il a l'air d'un fan du groupe profitant à fond de cette place qu'il a obtenu au sein de la Coverdale Corp. Et je dois dire qu'il assure à son poste ! Les morceaux vont s'enchaîner, et les tubes aussi. Même en ayant l'habitude de l'observer, le duo Beach/Aldrich est toujours aussi impressionnant, complémentaire, fou... c'est à tomber par terre ! Pistols At Dawn, où l'instant du célèbre duel de guitare ! Un moment qui ferait aimer cet instrument à tout réfractaire ! Le brun à la chemise blanche, contre le blond à la veste noire. (Oui n'oubliez pas que nous sommes chez Whitesnake). Doug chantera les premiers mots de Love Will Set You Free, extrait de l'album Forevermore. Ce groupe a le don d'offrir des mélodies à la guitare dont lui seul a le secret. Arrive le morceau Steal Your Heart Away. Et là, c'est un duel harmonica/guitare qui démarre. Le talentueux Michael Devin nous faisant une démonstration totalement géniale de "mouth organ". Et c'est à la fin du morceau que la légende Aldridge entamera son solo "baguettes superflues". Cet homme est surhumain ! Quelqu'un a dû lui greffer deux bras en plus. Sans aucun doute. En présentant le morceau suivant, Coverdale sera coupé dans son élan par Doug Aldrich, qui lui fera répondre : "Quoi ? Tu veux qu'on fasse un morceau des Beach Boys ? Où est Joe Eliott ? Viens chanter un truc avec moi Joe !" (En regardant les backstage). Une petite blague qui laissera simplement le temps au guitariste de s'installer avec sa guitare acoustique, pour nous jouer la ballade Forevermore. Suivra une incroyable suite de tubes, Bad Boys, Fool For Your Loving, et le grand Here I Go Again, dont le petit solo de Reb Beach me fait toujours autant rêver. Un rappel ? Que peux-ton attendre d'autre que Still Of The Night ? Pari gagné ! Le public est en feu. "Be safe, be happy, and don't let anybody make you afraid". Le groupe viendra saluer la foule, sur le morceau We Wish You Well (magnifique petite ballade qui termine l'album Love Hunter).

Pour ma part, il n'y a pas à discuter, le groupe m'a collé une claque de classe et de talent, et m'a laissé continuer ces trois jours de Hellfest avec des étoiles plein les yeux.

Merci au Hellfest d'avoir enfin programmé cette légende, à tous mes amis avec qui j'ai pu partager ce concert (Marc, here we go again !).

Set List :

Give Me All Your Love
Ready an' Willing
Can You Hear the Wind Blow
Don't Break My Heart Again
Is This Love
Gambler
Love Will Set You Free
Pistols at Dawn
Steal Your Heart Away
Forevermore
Best Years / Bad Boys / Children of the Night
Fool for Your Loving
Here I Go Again

Still of the Night
We Wish You Well

4619 vuesPar Lozza FunSponge

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