Live-Report Volbeat + Iced Earth, Paris, Bataclan, 25 Octobre 2013

30 Octobre 2013
Volbeat + Iced Earth, Paris, Bataclan, 25 Octobre 2013

25 Octobre 2013, rendez-vous est pris au Bataclan à Paris pour une soirée qui s’annonce folle. Aujourd’hui, Volbeat investit la salle, soutenus par leurs potes d’Iced Earth, tout juste sortis du studio et prêts à en découdre sur scène avant de voir leur nouvel album, « Plagues Of Babylon », débarquer dans les bacs le 06 Janvier 2014 ! Mais parlons peu, parlons bien… L’après-midi se voit déjà chargé pour les membres de Volbeat, qui se voient assaillis par différents fans désireux d’obtenir un autographe ou une photo. La rançon du succès sûrement. Nous pénétrons dans la salle peu de temps après une rencontre d’une demi-heure avec Jon Larsen, le batteur de la bande, pour un entretien des plus sympathiques, dans un tour-bus des plus étroits. Vous retrouverez l’interview d’ici peu sur le site. En attendant, si vous étiez présents ou non à ce concert, nous vous racontons la soirée.

Il y a une chose très positive avec Volbeat en dehors de leur style musical, clairement inspiré et original quoiqu’en disent les mauvaises langues, cette chose c’est qu’ils rendent la pareille aux groupes les ayant inspirés en leur proposant de faire leur première partie. C’est donc avec un énorme plaisir que nous retrouvons Jon Schaffer et sa bande d’Iced Earth pour un concert d’ex-cep-tion ! Les mecs ayant décidés de ne pas tortiller du cul pour chier droit, ouvrent le show avec le terrible Plagues Of Babylon, titre issu de l’excellent album éponyme (ndlr : Oui, nous avons pu écouter l’album, chronique à venir dans les prochaines semaines sur le site), qui pose directement cette ambiance si fidèle au groupe, malsaine, chaleureuse et percutante à la fois. Ce n’est pas une claque qu’on se prend, c’est carrément une fusillade. Stu Block, nouveau chanteur de la Terre Glacée, impressionne un parterre visiblement difficile à chauffer. Le mec semble pouvoir se permettre de faire tout et n’importe quoi avec sa voix, que ce soit un chant clair des plus justes, un guttural des plus convaincant, ou encore des envolées lyriques suraigües terrifiantes que ne renierait pas un certain King Diamond. Dire que Stu Block avait déjà redonné ses lettres de noblesses au groupe avec Dystopia sorti en 2011 relevait du doux euphémisme, le bonhomme semble en effet être en train d’écrire les premières pages d’un avenir plus que radieux pour un Iced Earth définitivement convaincant, et prouvant encore une fois qu’il a retrouvé cette niaque capable de foutre son auditoire K.O en un round. Jon Schaffer de son côté, continue de tenir la baraque comme le chef qu’il est, gardant un œil attentif et paternel sur ses potes, tout en nous offrant de délicieux plans de guitare bien sentis. Peu de parlotte entre le frontman qu’est Stu et le public, Iced Earth nous inflige ses titres comme on inflige une bonne fessée à un gosse mal élevé, enchaînant des brûlots tels que Dystopia, Burning Times ou encore le terrible Iced Earth, titre éponyme qui vient clôturer ce set de manière violente et efficace, avec un public définitivement conquis. Notons aussi l’interprétation de la ballade If I Could See You en milieu de set, elle aussi issue du nouvel album à venir en Janvier, et qui s’avère convaincante passée le cap du live. Bref, voilà ce qu’on appelle une entrée en matière, qui sera passée bien trop rapidement malheureusement. Rendez-vous est pris au Trabendo de Paris le 15 Janvier prochain pour le match retour !

Le temps de reprendre un peu ses esprits après l’ouragan Iced Earth, on se demande bien ce que Volbeat nous réserve. Il faut dire que Michael Poulsen et sa bande ne sont pas habitués à servir un mauvais plat à leurs hôtes. Le groupe signale son arrivée imminente en faisant résonner le terrible Born To Raise Hell de Motörhead dans la salle. Tout le monde se tient prêt, impact dans 5,4,3,2,1. Ah non, certes les lumières s’éteignent, mais les cris de la foule sont suivis par l’instrumental Let’s Shake Some Dust, introduction du dernier album, Outlaw Gentlemen And Shady Ladies, qui sera bien représenté ce soir ! Fin de la rigolade, on passe aux choses sérieuses, les Danois investissent la scène et balancent un Hallelujah Goat d’une puissance phénoménale, voyant déjà Michael s’époumoner comme un beau diable tandis que le nouveau venu, Rob Caggiano, est déjà occupé à haranguer une foule déjà acquise à leur cause depuis leur entrée dans la salle. Néanmoins, Volbeat ne va pas prendre de risques et enchaînera directement avec Guitar Gangsters And Cadillac Blood, issue de l’album du même nom. Deuxième attaque, deuxième carton-plein. Le son est excellent, même si la voix de Michael peut avoir tendance à trop se mêler dans le mix des instruments et de ce fait, s’avère un peu brouillonne. Rien de bien grave cependant. Radio Girl finit de convaincre les quelques récalcitrants qui pouvaient persister et confirme que la communion entre le groupe et le public risque d’être des plus belles ce soir. Impression validée dès l’interprétation de The Nameless One voyant le public s’époumoner sur le refrain. La consécration arrivant bien évidemment avec un Sad Man’s Tongue (précédé par une courte interprétation du Ring Of Fire de Johnny Cash) voyant son refrain être non pas chanté, ni hurlé, mais complètement vécu par la foule. Ce qui ne manque pas d’amuser Anders qui passera plus des trois quarts du concert à faire le mariolle derrière sa basse. Lola Montez, Heaven Nor Hell et 16 Dollars passeront comme une lettre à la Poste, lorsque Dead But Rising et son visage un peu plus belliqueux viendra rappeler où Volbeat puise ses origines. Un moment plus sombre, tranchant un peu avec ce à quoi les mecs nous ont habitués avec cette première moitié de concert, pour mon plus grand plaisir je dois l’avouer. Fallen suivra, et montrera un visage peut-être moins intense que son penchant studio, ce qui incarnera à mon goût une des petites déceptions de la soirée. The Mirror And The Ripper voit Rob Caggiano s’amuser comme un petit fou avec sa guitare, tirant profit de l’incroyable diversité que propose le morceau une fois le manche en mains. Pearl Hart voit un Poulsen définitivement d’humeur à bluffer son audience, sa voix ne faiblit presque pas durant l’intégralité du concert. L’enchaînement Maybellene I Hofteholder, Breaking The Law (Judas Priest), Raining Blood (Slayer) finit de foutre sur le carreau un public qui a encore faim et qui bluffera son monde en chantant les premières lignes du hit imparable qu’est Still Counting. Félicitations à tous ceux qui y sont allés de leur voix, magnifique moment. Le groupe sort de scène et nous propose un rappel des plus sympathiques puisque qu’enchaînant le heavy-speedy Caroline Leaving avec cette petite perle qu’est le très-Metallica Doc Holliday alternant malicieusement moments calmes et passages dantesques. Le groupe nous quitte avec l’attendu Pool Of Booze, BOOZE, BOOZA, l’arbitre compte jusqu’à trois, le public est au sol, vainqueur : Volbeat.

Vous n’allez peut-être pas trouver cette conclusion très objective, mais franchement, comment rester insensible à ces putains de Danois ? Tout y est, l’inspiration, le jeu de scène, l’interprétation, la communion avec le public. Pendant 1h20 (oui, c’est un peu court, mais vue l’énergie déployée on peut comprendre), c’est une rafale de puissance et d’intensité qui nous tombe dessus. Tout est réglé au millimètre, de la frappe d’un Jon Larsen définitivement convaincant, en passant par un Rob Caggiano généreux que ce soit musicalement ou humainement, tout comme son collègue bassiste, sans oublier un Michael Poulsen impérial de bout en bout. Nous noterons l’absence d’un I Only Wanna Be With You probablement attendu par le public et pourtant noté sur la set-list du soir. Volbeat confirme encore une fois son statut de future tête d’affiche des plus grandes salles et des festivals, capable de captiver une foule autrement que par sa présence, mais véritablement grâce à des performances sincères et généreuses. Bien sûr qu’il reste des points négatifs, comme un son pas toujours parfait, ou encore comme je le disais, un temps de jeu peut-être un poil court et qui mériterait d’être allongé d’un petit quart d’heure, mais franchement, le moment est tellement beau qu’on en sort avec un sourire jusqu’aux oreilles. Messieurs, merci pour cette soirée, et surtout revenez-vite !

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3324 vuesPar Jimmy Jetsam

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