Chronique Kiss - Monster

23 Novembre 2012
Kiss - Monster

Et c'est reparti pour un tour en cet automne 2012 ! Non ce n’est pas le carnaval du coin mais bien le retour de KISS, une nouvelle fois prêt à en découdre comme en 2009 avec l'impitoyable "Sonic Boom". Étant une des plus grosses sorties de l'année, année qui aura vue la sortie d'albums encore au stade d'utopie, de fantasme il y a de ça quelques années ("A Different Kind of Truth" de Van Halen par exemple), il fallait un vrai grand coup de saton dans les balls, il fallait "MONSTER".

Quoi de mieux que de commencer avec Hell or Hallelujah qui a sa place parmi les grands openers de Kiss comme Detroit Rock City et autres Creatures of the Night ? DÉ-MO-NIAQUE. YES ! Wall of Sound est la première chanson de Gene Simmons sur "Monster" et honnêtement, on ressent l'empreinte d'un certain "Revenge". C'est très lourd ! Mais ô combien agréable... Mention spéciale à la production qui est encore une fois excellente comme sur "Sonic Boom": brute et dépouillée. Ah ça oui, on est à des kilomètres de ce qu'ont pu proposer certains... Paul Stanley est de retour derrière le micro pour Freak qui est tout à fait acceptable mais qui manque un tout petit peu d'énergie par-ci par-là. Rien de bien grave cependant, Kiss n'a pas menti concernant la qualité de cet opus. Et il faut bien se dire que ce n'est que le début.

Back to the Stone Age ne nous fera pas de cadeaux en nous laissant sur le carreau bien comme il faut grâce à des refrains de ouf malade. Merci M.Simmons ! Un titre à écouter à foison et sans modération, à chanter, à crier pour tout simplement prendre son pied comme un forcené et le très entraînant Shout Mercy prolonge l'oeuvre presque divine (peut être que j'exagère ? A vous de juger) envoyée par quatre mecs qui n'ont, aujourd'hui et depuis longtemps d'ailleurs, plus rien à prouver. Nous voici déjà arrivés à la moitié de l'album avec Long Way Down qui, en apparence, calme un peu la folie du Monstre mais réussit quand même à capter sans difficulté l'auditeur. Sauf peut-être les refrains qui passent un peu moins bien et qui nécessitent plusieurs écoutes afin d'être bien au point avec ceux-ci. Le travail de Tommy Thayer est aussi à souligner tout comme celui de Eric Singer, au point depuis le commencement.

Deux petites bombes se suivent à savoir Eat Your Heart Out et The Devil Is Me, l'une Rock'n'Roll à souhait et la seconde dans la veine de Wall of Sound. "There's no faking" comme disait l'ami Mikkey Dee de Motörhead ! La créature de Kiss se révèle bien être un monstre, un monstre de puissance, de Rock et de burnes. Oui je suis vulgaire mais comprenez moi, c'est tellement intense, tellement bon qu'on se doit d'aller droit au but. Comme ce que le groupe fait sur ce disque en fait. Laissons donc le micro aux deux autres mecs du quatuor avec Outta This World dont Tommy Thayer ira sans problème nous rappeler un certain Ace Frehley et All for the Love of Rock & Roll où c'est Eric Singer qui nous ramènera en 1976 à l'album "Rock and Roll Over" et le titre Mr. Speed. Encore une petite perle nous attend, Take Me Down Below. On appréciera la ligne de chant partagée entre les deux leaders et le riff accompagnant les couplets, classique mais efficace à mort. Et pour cette ultime chanson, Last Chance, c'est M.Lemmy Kilmister qui s'est collé à l'intro !... Je plaisante (ça aurait été... mmhhh) mais ça n'empêche pas Kiss de donner le coup de grâce au moyen d'un morceau sans concession. Fédérateur.

Quel album mes cocos ! Le quatuor n'avait pas menti pour en faire la promotion: nous avons bel et bien du Kiss, sans fioritures et sans excès, comme à l'ancienne ! Il n'y a qu'à écouter Hell or Hallelujah, Wall of Sound ou Back to the Stone Age pour le confirmer. Franchement, il est déjà à mes yeux un must-have dans la discographie des Américains, c'est pour vous dire... Je fais un retour sur les grosses sorties des old bands: "A Different Kind of Truth" de Van Halen, "La Futura" de ZZ Top, "Last of a Dyin' Breed" de Lynyrd Skynyrd, "Stalingrad" d'Accept ou encore "Music from Another Dimension!" d'Aerosmith, "Monster" est clairement le meilleur. Même si ZZ Top, Lynyrd et Accept ont faits fort, Stanley/Simmons and Co prouvent encore une fois que sous leurs costumes de businessmen se cachent de véritables musciens, capables de faire du Rock comme on n'en fait malheureusement plus. En trois ans, Kiss a fait taire ses détracteurs et a sorti deux albums qui forcent le respect et l'admiration. Et à vrai dire, on leur doit bien ça non ? 

2227 vuesPar Doc Brown

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