Dossier Hellfest / Jour 2: " Hellfest Metal City "

4 Juillet 2013
Hellfest / Jour 2:

HELLFEST / JOUR 2:
" Hellfest Metal City" 

Il faut croire que je devais franchement être fatigué et mal en point lors de la journée du vendredi, car je n’avais pas remarqué qu’il avait été annoncé que Clutch, censé jouer le dimanche soir sous la Valley, avait annulé sa prestation en raison du décès d’un proche du chanteur, à qui nous souhaitons bien entendu toutes nos condoléances. Afin de pallier à cette regrettable absence, il a été annoncé que Down donnerait un concert spécial, composé de reprises et autres surprises, après leur premier show qui aurait lieu aujourd’hui, samedi 22 Juin. Pour vous faire une idée des concerts donnés le samedi matin, je vous invite à lire le compte-rendu de La Lanterne. J’ai décidé en effet de profiter de la matinée pour me reposer un peu après le calvaire de la nuit précédente et arrive sur le site du festival pour assister à la performance de Krokus.

Les mauvaises-langues vous rabâcheront constamment que les Suisses de Krokus sont un ersatz mal assumé d’AC/DC. N’écoutez pas ces personnes si jamais elles s’adressent à vous pour dire de telles inepties. Et si vous êtes une de ces personnes, et bien, c’est dommage car vous passez à côté de quelque chose ! Bien sûr qu’il y a une inspiration évidente, et extrêmement présente, mais « c’est si bon » et ça ne se repose pas sur ses lauriers. Marc Storace est probablement l’un des chanteurs les plus impressionnants que j’ai pu voir depuis que j’ai l’âge d’aller à des concerts. Que ce soit en termes de présence sur scène ou de capacités vocales, l’homme est foutrement doué et l’audience présente semble passer un excellent moment. Mention spéciale aux morceaux du nouvel album joués et qui passent le cap du live avec brio ! C’est d’ailleurs un véritable plaisir de retrouver Mandy Meyer sur scène avec le groupe. Alors que le show se termine, il est temps pour moi de retourner vers l’espace presse car une interview avec Audrey Horne se profile, et ça se passera avec le fameux Ice Dale, qui officie aussi chez Enslaved comme beaucoup d’entre vous doivent le savoir. L’homme s’avère très sympathique, sûrement pas très bavard de nature mais il fait l’effort de répondre à nos questions en donnant de sa personne et en se laissent aller à la discussion. Il nous fait ainsi part du plaisir qu’il éprouve à être au Hellfest, comme à chaque fois qu’il a pu poser les pieds ici, même si la dernière fois avec Audrey Horne fut de courte durée sachant que le planning de tournée était très chargé et que le groupe n’avait dû rester que trois-quatre heures sur le site du festival, show compris. Il reviendra également sur le précédent album du groupe (qui s’intitulait tout simplement Audrey Horne) et sur la manière dont ce dernier avait été écrit. En effet, Ice Dale nous explique que le processus d’écriture avait été un peu différent, que l’approche avait été plus collective, que le tout avait été réalisé dans une dynamique de groupe, où les mecs ont répété ensemble afin d’offrir vraiment quelque chose de qualité. Voulant véritablement aller au bout des choses, il me semble logique de lui demander si le fait de donner le nom du groupe à cet album était une manière de dire : « Okay, désormais on sait où nous sommes, qui nous sommes et ce que nous aspirons à être à l’avenir. » Ice Dale n’est pas en désaccord avec cette idée et précise que l’idée allait même plus loin que ça et que le message derrière ce choix était tout simplement qu’ils allaient faire aller ce groupe vers une démarche encore plus sérieuse, le faire évoluer et avancer jusqu’à la fin de leur vie. Ce qui ne pouvait être qu’un projet parallèle pour certains était devenu le groupe de toute une vie, c’est l’idée qui était derrière ce choix. Puisque nous sommes lancés sur la signification des titres en général, il va de soi qu’il fallait lui demander si Youngblood, titre du nouvel album, était un moyen de balancer à la face du monde que nous ne sommes jamais trop vieux pour tenir une guitare et faire cracher les décibels, et surtout, si justement l’âge ne comptait plus vraiment quand on jouait ce style de musique et qu’au final, on reste un putain de jeune quand on se retrouve sur scène. Encore une fois, Ice Dale ne me contredit pas : « Il faut l’admettre, nous sommes des vieux qui jouons un rock n’ roll de jeunes ! » dit-t-il en souriant. C’est aussi simple que ça. Il va de soi qu’on ne peut pas décemment pas parler de ce nouvel opus, sans parler de sa pochette et ce à quoi elle peut faire penser. C’est ce que je dis à Ice Dale tout en pointant du doigt le nom de Kiss trônant sur l’affiche accrochée à notre gauche. Le guitariste m’explique qu’à force de voir Toschie ( chanteur ) constamment en train de dessiner, il lui a soumis l’idée d’une pochette sur laquelle il ne dessinerait que les visages des membres du groupe dans un style très Rock And Roll And Over (ndlr : album de Kiss dont s’inspire la pochette de Youngblood. Kiss a repris ce concept pour la pochette de Sonic Boom sorti en 2009). Point important, Ice Dale précise qu’à la base cette idée devait être utilisée en tant que photo promotionnelle, ce n’est qu’après la réalisation du dessin qu’ils se sont dit que ce serait une pochette parfaite. Nous continuons à discuter pendant une dizaine de minutes, à propos de l’album et de ce retour fulgurant de groupes aux sonorités très 70’s comme Orchid ou encore Witchcraft, de l’avis qu’en a Ice Dale, car il faut l’avouer, même si ces références ne sont pas aussi évidentes chez Audrey Horne, elles sont présentes. Vous pourrez retrouver tout ça dans l’interview complète que nous posterons d’ici quelques temps. Malheureusement, celle-ci se retrouve écourtée de sept minutes ( !) à cause du planning et se voit être un peu gâchée, mais fort comme je suis, j’arrive à sauver le truc pour un résultat qui devrait, j’en suis sûr, vous plaire.

Je n’aurais pas beaucoup de temps à tuer, mais je décide quand même de le passer sur le site du Hellfest, devant la Mainstage 1 pour constater que malgré des qualités évidentes, la musique de 3 Doors Down n’est pas faite pour moi et m’ennuie profondément. Dommage sachant que les musiciens qui composent ce groupe ont l’air sympathiques et doués. M’enfin, tous les goûts sont dans la nature non ? Je décide donc d’aller me prendre deux ou trois morceaux de Bury Your Dead dans la tronche, histoire de finir d’assommer le peu de timidité qui réside encore en moi, de me prendre une bonne branlée et de partir pour l’espace presse soulagé de la pression qui me taraudait il y a encore dix minutes, pour cause : un rendez-vous avec Chris Von Rohr et Marc Storace de Krokus m’attend. Bon dieu de yaourt, à dix minutes de cette rencontre que j’espérais depuis deux ans, voilà que la pression me revient et des tas de questions m’assaillent, je suis un peu paumé, sur mon nuage, et alors que je rentre dans la box d’interview, je suis accueilli par un Chris qui crie : « BONSOIR LE COMMISSA ! » Le commissa quoi ? Le commissariat ? Le comice agricole ? On va opter pour la première proposition, mais ça a le mérite d’être surprenant ! Tout de suite, je me doute bien que je vais passer un grand moment, et je ne me trompe pas. Le Mister Von Rohr est complètement azimuté, nous offrant de purs moments en français et d’autres dans un anglais détruit par son accent, en effet, on ne dira plus « very good » mais « vérri gude ». Je commence tout naturellement l’interview en demandant à ces deux messieurs comment ils vont, Chris réagit directement en soulignant la qualité de notre « food », de nos « alcohols » et de nos nanas. « C’EST BIEN ! » « GERMANY ALL OVER THE PLANET, IT’S GUDE ! SWEDEN ROOOOCK ! » Bref, quelques mots disséminés par-ci par-là mais qui ont le mérite d’être clairs quant au ressenti qu’ils ont de leur tournée actuelle et de l’accueil qu’ils reçoivent un peu partout. Les musiciens me font part de leur joie d’être au Hellfest, même si ils auraient aimé bénéficier d’un peu plus de temps, voir de plus de dates afin de rester un peu plus en France. Alors que j’essaie d’avoir un peu plus d’informations quant à la vision qu’ils ont de Hoodoo, leur précédent album, Marc me fait signe et prend le micro pour m’expliquer sans vouloir être méchant, que leur dernier album s’appelle Dirty Dynamite, signe qu’ils n’ont probablement pas envie de parler du passé et veulent absolument se concentrer sur ce nouvel opus. Il m’explique que Dirty Dynamite a été écrit en studio, tout simplement, et que l’inspiration est surtout venue des différents pays qu’ils ont pu visiter durant les précédentes tournées, ce qui explique pourquoi ils sont si heureux de pouvoir le présenter à des audiences du monde entier. Voyant que je voulais quand même avoir un petit mot sur Hoodoo, Marc, bienveillant me glisse qu’il est très content d’avoir pu interpréter le titre Hoodoo Woman aujourd’hui. « Le show était un peu spécial, on a dû s’adapter car mine de rien il était tôt ! Mais le public était chaud, et ce fut génial, tout le monde semble avoir apprécié le moment. J’espère revenir bientôt et jouer dans une salle sombre ou de nuit dans un festival plein air, car Krokus est mille fois plus puissant quand le light-show fait son job ! Ce sont des moments de partage énorme avec le public. » Alors que je les questionne sur le fait d’avoir placé ce chien sur la pochette, d’avoir une chanson appelée Dog Song mais d’avoir intitulé l’album Dirty Dynamite, Chris me coupe et m’apprend qu’à la base, l’album devait porter le nom de Big Dog, mais qu’après réflexion, la décision de ne pas utiliser ce titre s’est imposée d’elle-même : « Tu as un chien sur la pochette, et il est quand même un peu spécial. Nous ne voulions pas que le titre décrive l’animal, car tu sais déjà que c’est un chien, à toi après de découvrir ce qu’il a de plus qu’un simple toutou. Nous avons donc décidé que ce titre représenterait notre musique, et notre musique c’est de la sale dynamite. » Après cette explication, Chris garde le micro et me parle du clip à venir : « Tu dois voir notre nouveau clip, Dog Song ! Il se passe à Los Angeles et met en scène un chien qui pète un câble, qui fume de la marijuana, qui va dans un club de strip-tease, qui se fait faire un tatouage. C’est le chien de la pochette, il est trop cool ! » Intrigué par cet attrait soudain pour la race des canidés, je leur demande la raison derrière le choix d’un chien en tant que symbole pour Dirty Dynamite : « Parce que tu n’as jamais vu et tu ne verras plus jamais un chien comme ça. » Okay, je comprends mieux ! « Nous voulions essayer un truc différent, avant on s’heurtait toujours à des impasses concernant nos pochettes ! Tu vois des têtes de morts sur toutes nos pochettes presque ! A gauche : une tête de mort, à droite : une tête de mort ! Merde ! Là, on tient quelque chose ! Rappelle-toi de cet album d’Aerosmith, Get A Grip, avec la vache, même Pink Floyd l’a fait ! Pourquoi on ne pourrait pas mettre un chien nous ? » Je leur fait part de mon ressenti concernant Dirty Dynamite et leur explique que même si on retrouve Krokus comme on l'a toujours connu, je reste étonné par certaines influences presque sudistes sur certains soli par exemple. Chris m’explique que même si ils essaient d’incorporer quelques nouvelles choses, Krokus reste Krokus et qu’ils ne vont pas essayer de changer une recette qui porte ses fruits, qui plaît aux gens et qui permet au groupe lui-même de s’éclater. « AC/DC n’a rien changé, Status Quo n’a rien changé, pourquoi Krokus changerait ? » L’entretien se poursuit et continue de me surprendre, entre moments délirants (ndlr : je ne pensais pas me retrouver à chanter du Krokus acapella une fois dans ma vie, surtout avec Marc Storace à côté de moi.), moments sincères et plusieurs bonnes informations, cette interview aura probablement été la meilleure chose qui me soit arrivée durant le festival avec celle des Sticky Boys. Je vous posterais l’interview de Krokus très bientôt, restez connectés !

Je sors de l’espace presse avec des étoiles dans les yeux, un petit rêve vient de se concrétiser, qui plus est au Hellfest, que demander de plus ? Tiens, maintenant que j’y pense, j’ai faim… Ça peut attendre, je préfère me diriger vers la Mainstage 1 car le show de Down ne devrait pas tarder à commencer. Mais, mais, quoi ?! Il n’est que 16h30 ? Je viens donc de louper le show de Witchcraft de peu et essayer d’accéder à la Valley vingt minutes après le début des hostilités reviendrait à essayer de décrocher un pass photo pour le show de Kiss et ZZ Top, bon… Je vais aller manger… Tiens, ce ne serait pas les mecs d’Incry assis là-bas ? Ah si ! (ndlr : notez ce fabuleux jeu de mots !) Je décide donc de les rejoindre afin d’entamer la discussion, sont présents, Didman le bassiste, Kourros le chanteur et Fred le manager. Pour ceux qui suivent Louder ! Magazine, vous devez savoir qu’ici on adore Incry, donc quoi de plus naturel que d’organiser une interview sauvage ? C’est donc avec grand plaisir que je m’entretiens principalement avec Didman, vu que c’est un Kourros grippé qui se tient à côté de moi, et qui, on le comprend, a la tête ailleurs. L’interview commence très fort puisque Didman me balance direct : « Bon, pour être direct avec toi, nous avons un troisième album dans les tuyaux et il sortira en début d’année prochaine ! Ça fait quelques mois qu’on bosse dessus déjà. » Il semble évident qu’on ne va pas s’arrêter en si bon chemin et qu’on veut plus de détails bon sang, du sensationnel par pitié ! « Incry va rentrer dans une nouvelle ère, il faut dire que le tout a mûri, c’est plus rock, plus punk, plus… rock. Ça ne veut rien dire, mais tu as toujours un mec qui te dira que c’est plus ci ou plus ça, donc je le fais (rires) ! Incry a toujours été éclectique, donc c’est normal aussi que nous continuions sur plusieurs chemins à la fois, c’est plutôt compliqué de qualifier nos albums. On part pas encore sur du conceptuel. Ça sera du Incry version 2013-2014 voilà ! » On peut pas leur enlever grand-chose à Incry et surtout pas leur sympathie et leur persévérance, on ne peut que se réjouir quand on apprend que le groupe commence à faire parler de lui à l’étranger, comme aux Pays-Bas ou encore en Angleterre. Beaucoup de points positifs, très peu de négatifs. La tournée suivant la sortie de Rock.fr semble avoir été une bonne chose pour le groupe, et ce n’est pas fini puisqu'ils seront de sortie tout au long du mois de Juillet, même si la priorité reste ce troisième album qu’on espère surprenant, comme le groupe semble le souligner. Je ne sais pas si vous avez remarqué depuis l’ouverture du site, mais je suis quelqu’un de très taquin et alors que Fred, le manager du groupe, semble perdu dans ses pensées, je décide de lui donner la parole afin qu’il nous raconte sa rencontre avec Incry et comment cette collaboration est née : « C’est souvent le fruit du hasard, nous nous sommes rencontrés lors d’un nouvel an entre amis. Nous avons discuté musique et le tout a pris le temps de mûrir. Je suis venu les voir en concert, et j’ai finis par travailler avec eux. Ils avaient déjà quelqu’un qui bossait avec eux par le passé et j’ai voulu agir différemment pour les faire percer. Je pense d’ailleurs que ça commence à payer, le chemin sera encore long, mais ça commence à se propager doucement. Nous parlions de l’Angleterre ou des Pays-Bas par exemple. Même si nous ne pouvons pas encore pour le moment aller jouer là-bas, c’est cette promo qui fera déplacer les gens à l’avenir. Mais en tout cas, ça fait six ans que ça dure. » Et depuis, ce n’est que de l’amour, l’amour de la musique : « Tout marche par coup de cœur de toute façon, c’est comme ça que c’est arrivé, que leur attachée de presse est arrivée. » Kourros finit par prendre la parole pour revenir sur le fait qu’ils aient été chroniqués par un magazine anglais : « Ce qui est intéressant, c’est qu’ils n’ont pas du tout les mêmes bases que nous. Ils vont donner des références anglo-saxonnes pour décrire la façon dont on peut sonner. Et pour la plupart, ce sont des groupes qu’on aime, ce qui est véritablement plaisant. » Le reste de notre discussion sera bien entendu disponible en interview d’ici quelques temps sur le site, nous reviendrons principalement sur les 10 ans d’Incry, passés sur la route à tourner de villes en villes, de villages en villages. Nous avons aussi parlé des influences de Didman, avec qui j’aurais passé un sacré moment à l’espace presse après cette interview, a essayé de discuter alors qu’un jeune couple tout juste formé, commençait à se toucher derrière nous. Un moment important, excitant, qu’on a envisagé de filmer, quand tout à coup, nous nous sommes rappelé que nous avions une dignité.

Les interviews passées, il est temps pour moi de retourner tâter du concert et avec le sourire ! J’assiste à la prestation des Papa Roach, groupe ne m’ayant jamais fait vibrer plus que de raison, qui sert un show absolument dantesque, servi par un son de folie et par un Jacoby Shaddix impérial, qui domine la foule par la voix et par les gestes. Le public ne s’y trompe évidemment pas et se donne à fond. On retiendra principalement le terrible morceau Never Give Up, point d’orgue de ce show dantesque qui me donnerait presque envie de réessayer de découvrir ce groupe, que j’essaierais de revoir en live le plus vite possible ! Je serais par contre un peu déçu de la prestation de ZZ Top, y’a pas à dire, les mecs assurent, et je comprendrais toujours pourquoi je les considérerais toujours comme les meilleurs rockeurs du circuit. Cependant, Billy et Dusty semblent avoir jugé bon de reprendre une set-list quasi identique à celle servie sur le Live From Texas, ce sont les mêmes morceaux d’ouverture, l’enchaînement Got Me Under Pressure, Waitin’ For The Bus et Jesus Just Left Chicago. Le reste est quasi-identique, la seule différence étant l’incorporation de trois titres issus de La Futura, leur dernier album, en la personne de I Gotsa Get Paid, Flyin’ High et Chartreuse, qui il faut l’avouer valent leur pesant de cacahuète en live ! On sera content d’entendre le Foxy Lady de The Jimi Hendrix Experience. En fait, à défaut d’être surprenant, le show de ZZ Top se veut plaisant, puissant quand il faut l’être, bourré de feeling, mais peut-être un poil trop carré, un peu de prise de risque ne serait pas de trop, à commencer par cette introduction de concert qui subsiste depuis trop longtemps ! Pour le reste, on headbangue comme des dingues sur un morceau comme La Grange ou Tush, qui vient clôturer ce set avec brio, avant l’incident industriel Bullet For My Valentine. Kiss ne va pas tarder à prendre possession de la Mainstage 1 pour notre plus grand plaisir, avec le convenu Psycho Circus, qui remplit bien son boulot et a le mérite de foutre tout le monde sur le cul. Je suis plus qu’heureux d’entendre Shout It Out Loud suivre, mais je reste perplexe devant tant de débauche d’effets pyrotechniques. Je veux bien qu’on en mette aux moments adéquats, mais aussi qu’on en mette à un volume raisonnable et pas quinze fois au-dessus du volume de la musique. Je ne suis peut-être pas normal, mais quand je vais voir un concert, on me propose des chansons, jouées à un certain volume. Le problème de toute cette pyrotechnique, c’est que vous êtes à fond dans votre délire et qu’à un moment vous en êtes sortis violemment par les explosions. Impossible de se concentrer sur le concert. Je suis un énorme fan de Kiss, je dois connaître tous leurs albums par cœur, mais je n’avais pas pris le temps ou eu l’occasion de les voir. Ce Hellfest était mon premier show en compagnie de Paul et Gene. Je ne dirais pas que je suis déçu, car ce serait mentir, mais j’en sors avec un goût amer, car même si c’était surement génial, j’ai l’impression d’avoir été mis à l’écart, que je n’avais pas le droit de me concentrer sur la musique ou sur les paroles. Il faut dire qu’on est loin du Kiss période démaquillé qui vous foutait sur le cul en trois riffs et trois paroles bien senties, mais quand même, j’attendais un peu plus que de la pyro à tout va, certes Kiss est un spectacle, je savais où je mettais les pieds. Mais c’est aussi un groupe et de ce fait, je pense qu’être en droit d’attendre un concert est légitime. J’ai eu affaire à un spectacle empruntant aux concerts en général, l’inverse aurait complètement changé la donne. Dommage. Peut-être que si à l’avenir le son des pyro venait à être abaissé, ou si elles venaient à trouver un sens dans le spectacle en dehors de la surprise et du boom-boom, je me déplacerais. En attendant, Rammstein a pigé comment utiliser au mieux les artifices et ce, bien mieux que Kiss. Je resterais néanmoins heureux d'avoir entendu des hymnes comme I Love It Loud, Lick It Up, Love Gun, Rock And Roll All Nite ou encore Detroit Rock City. C'était quand même la première fois que je voyais ces idoles qui font partie intégrante de ma vie et même si ils n'ont pas été à la hauteur de ce que je pouvais attendre, ils auront réussi à me foutre des étoiles plein les yeux. 

Il est temps d'aller dormir avant la journée de dimanche qui sera la plus remplie des trois ! Préparez vous bien, car lundi vous aurez beaucoup de lecture. 

Rendez-vous demain pour le photo-report de la première journée ! 

2244 vuesPar Jimmy Jetsam

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