Dossier Hellfest / Jour 1 : "Pour Some Def Lep In Hell"

2 Juillet 2013
Hellfest / Jour 1 :

Je souhaitais un peu m'éloigner des live-reports habituels et vous proposer quelque chose de plus profond, plus sincère concernant mes trois jours de Hellfest. Je ne souhaitais pas rester concentré à vous parler de mes concerts, mais aussi de mes rencontres et de la manière dont je gère mon temps sachant qu'il faut que je compose avec les prestations lives bien entendu, mais aussi les interviews, les conférences de presse, les allers-retours à l'espace presse ou une raison x ou y et les rencontres que j'ai pu y faire. Je vous offre trois jours de ma vie, en espérant que vous les apprécierez autant que moi. 

HELLFEST / JOUR 1
"POUR SOME DEF LEP IN HELL"

Je dois avouer que la nuit du jeudi 20 Juin au vendredi 21 Juin n’a pas été de tout repos pour votre serviteur (ndlr : moi), en effet, elle s’est passée en majeure partie avec un mal de bide terrible, la faute à un visiteur incongru au sein de mon organisme, un sandwich acheté plus tôt dans la journée à la gare de Nantes. N’achetez jamais à manger là-bas, surtout avant un Hellfest, ce serait mettre en péril vos trois jours de festival. Fort heureusement, grâce à l’effet presque instantané des médicaments, j’aurais le droit à deux petites heures de sommeil avant de rejoindre Clisson et l’infrastructure du Hellfest qui va devoir composer avec près de 160 groupes durant trois jours. Prêts ? Partez ! Enfin, doucement quand même…

J’aurais passé de meilleures matinées dans ma vie que celle du vendredi 21 Juin, mais malgré un mal de bide terrible et une fatigue que j’ai bien du mal à cacher, il est temps de donner le coup de feu de cette première journée en se rendant sous la Valley pour le concert des 7 Weeks. Hélas, ce ne sont pas eux qui réveilleront votre serviteur ou l’audience présente, mais bel et bien, « l’explosion » provenant tout droit des enceintes juste avant le show et finissant de rendre cette matinée cruelle. Un petit bug technique sans aucun doute, mais qui n’aura pas fait souffrir que moi, vu la tête tirée par les festivaliers tout autour de ma personne. Ce petit accident se fait vite oublier par l’arrivée des 7 Weeks sur la scène de la Valley pour un concert d’ouverture de cette édition 2013 qui valait bien le coup de se déplacer. Gros son, grosse voix et ambiances morbides, les 7 Weeks nous emmènent dans leur monde à coup de grosses sonorités heavy-rock et stoner, forts de leur dernier et excellent album, Carnivora, petite boule d’énergie qui ne manquera pas de vous péter la nuque lorsque vous poserez les oreilles dessus. Je tiens cependant à souligner que leur recette ne fonctionnerait pas sans cette ambiance morbide, presque synonyme de fin du monde, dont je parlais plus tôt. Les petits gars de Limoges se posent comme un groupe à suivre qui risque de faire parler de lui encore longtemps, alors tendez l’oreille et souvenez-vous de ce nom : 7 Weeks. N’hésitez pas non plus à poser l’oreille sur leur album concept Dead Of The Night qui est composé comme une B.O de film de zombies. Profitant d’une matinée calme, sans interviews ou conférences de presse, je ne peux pas passer à côté du show que donne Kissin’ Dynamite sur la Mainstage 1. Disposant d’un son correct et d’un talent certain, les Allemands nous balancent leur sleaze à la tronche de manière simple et efficace, un très bon moment, parfait pour se préparer pour notre interview avec les Black Spiders. Malheureusement, un petit problème est vite arrivé et le management du groupe oublie de me contacter, je passe donc l’heure qui suit à attendre dans l’espace Presse pour un coup de fil qui n’arrivera jamais. De ce fait, je loupe la prestation d’Eagle Twin, combo que je rêvais de voir depuis pas mal de temps et pour qui je vais devoir encore attendre. Merci la vie. Je me dirige vers la Mainstage 1 pour voir les Black Spiders justement, probablement le jeune groupe le plus prometteur qu’on puisse trouver de nos jours. Il faut dire qu’avec la gueule de leurs compositions, carrées, énergiques et purement jouissives, on ne voit pas comment il pourrait en être autrement. La dynamique trois guitares apporte vraiment quelque chose et n’est pas là pour faire jolie. On se délecte de ces trente minutes placées sous le signe du Rock N’ Roll, mettant en valeur Sons Of The North, leur premier album, ainsi que This Savage Land, leur prochain opus qui devrait débarquer aux alentours du mois de Septembre et qui est probablement l’album le plus attendu par la rédaction de Louder ! Magazine pour cette année 2013. Je continue de jeter un œil sur mon téléphone, en attendant un potentiel probable coup de fil (qui n’arrivera jamais, je vous rassure) tout en constatant que Vektor, et bien, c’est vraiment trop cool. Quel son de guitare ! J’ai l’impression de me faire retirer une dent sans anesthésie, mais c’est plutôt plaisant ! Un excellent show ! Hardcore Superstar ne déméritera pas non plus, offrant un show bourré d’énergie et voyant les membres arpenter la Mainstage 1 de long en large pendant quarante minutes de Rock N’ Roll pur et dur, qui verront Jocke aller plusieurs fois à la rencontre du public ! Le show se termine à 14h15 et la seconde interview de la journée (qui sera finalement la première) est à 14h30, elle doit me voir rencontrer Chad Gray de Hellyeah afin de discuter du dernier opus sorti par ces derniers et intitulé Band Of Brothers. Mais ce serait trop facile n’est-ce pas ? L’interview est purement et simplement annulée car d’autres journalistes ont jugé bons de ne pas se rendre aux interviews avec le groupe, qui, vexé, décidera d’annuler toutes les interviews. La poisse hein ? Je croiserais quand même Vinnie Paul qui disparaîtra assez vite après un bavardage rapide et une photo souvenir. Très sympa quand même. Alors que je crois que la malchance décide de s’abattre sur moi pour aujourd’hui, v’la t’y pas que j’apprends que les Black Spiders sont arrivés ! Je me précipite à l’espace presse, bien décidé à ne pas les laisser s’échapper, et c’est avec grand plaisir que je m’entretiendrais pendant une demi-heure avec The Spider et The Fox (chanteur et bassiste) pour des anecdotes croustillantes concernant le caractère très étrange de Tiger, leur batteur. Mais surtout, ils me raconteront une histoire de dingue expliquant pourquoi les Black Spiders et Airbourne sont inséparables depuis 2008 et font très souvent des concerts ensemble. Les questionnant à ce sujet sans m’attendre à une réponse des plus intéressantes, Spider m’explique que les liens tissés par ces deux groupes remontent à plusieurs centaines d’années (oui, vous avez bien lu) et que l'ancêtre d’Ozzy (The Owl, guitariste) avait fait emprisonner l’ancêtre d’un des membres d’Airbourne. Un truc de dingue que vous pourrez retrouver au sein de l’interview qui sera postée dans les semaines à venir. La suite de mon périple me mènera devant la Mainstage 1 pour assister au show d’un Saxon en pleine forme, servi par un son excellent, qui offrira à ses hôtes un show honnête et puissant. Nous y retrouverons plusieurs morceaux du nouvel opus, qui il faut l’avouer passent le cap du live avec brio, ainsi que bien entendu, les classiques qui ont su faire la renommée de Biff Byford et sa bande. On reste bouche-bée face à la prestation d’un Doug Scarratt à l’apparence paisible et au charisme exemplaire, qui fait sortir de sa guitare des sons qui proviennent d’un autre monde. Saxon est et restera probablement l’un des meilleurs groupes Live qu’on puisse trouver, et je suis bien content que cette affirmation ait pris à nouveau tout son sens durant le Hellfest. C’est à peu près la même chose qui arrivera avec Hellyeah, mené par un Chad Gray en grande forme qui semble se donner à fond pour ravir les personnes s’étant déplacées face à la Mainstage 2. Le son est fort, Vinnie Paul montre à nouveau que c’est lui le chef quand il s’agit de taper une batterie avec classe et énergie. On se prend une bonne branlée et on en redemande encore et encore, gorets que nous sommes.

J’ai à peine le temps d’assister au début de la prestation (malheureusement poussive) d’Europe, que je me rends à l’espace presse afin d’assister à la conférence de presse des bons hommes de Saxon, apparemment fatigués mais toujours ouverts à la discussion. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi je parle au pluriel, sachant que c’est surtout Biff Byford qui va discuter avec la masse de journalistes s’étant déplacée aujourd’hui. On regrettera cependant la présence de certains éléments perturbateurs qui ne trouvent rien de mieux à faire qu’à poser milles fois la même question, mais sous une forme différente, histoire de voir si ça passe mieux : « Des idées pour le prochain album ? » « Il sort quand le prochain album ? » « Y’aura-t-il un prochain album ? ». Je me contenterais de répondre ce qu’ont su répondre Biff et ses potes : « Notre dernier album, Sacrifice, est sorti il y a trois mois. » Merci, au revoir. J’en profite pour questionner le frontman sur sa récente collaboration avec Tobias Sammet pour le dernier album d’Avantasia. Il semble très heureux de l’expérience et nous apprends qu’il ne serait pas contre une nouvelle aventure avec ce groupe, ce qui ne peut être qu’une bonne nouvelle quand on voit le résultat avec The Mystery Of Time, dernier méfait de monsieur Sammet. Je vous ferais peut-être un compte-rendu complet de cette conférence de presse qui malgré ces certains éléments perturbateurs dont je vous parlais plus tôt, s’avère quand même être intéressante. En attendant, je me dirige vers la Mainstage 2 et vers la boucherie Testament, qui lacère littéralement les spectateurs présents avec des riffs bien sentis et servis par un son qui fait son job. Le headbang est constant, ou presque, on s’arrête assez souvent pour jeter un œil sur le décor amené par le groupe sur scène, très sympathique et tranchant avec ce qu’on avait pu voir durant toute la journée. Un show intéressant, et qui à l’instar de Saxon, montre bien qui sont les valeurs sûres. Je dois avouer n’attendre plus qu’une chose, retâter du Testament en salle, pour me faire défigurer encore plus.

Alors que j’assiste au début de la performance convaincante des Twisted Sister, un texto me prévient qu’apparemment nous ne pourrons pas photographier ni Whitesnake, ni Def Leppard. L’occasion rêvée de courir vers un espace presse bondé pour tenter de négocier quelque chose, sans succès. Ne vous étonnez donc pas, si vous ne retrouvez pas de photos de ces groupes sur le site, c’est tout-à-fait normal. Peut-être aurons-nous l’occasion de photographier les têtes d’affiches de l’an prochain, déjà pour vous, fidèles lecteurs, mais surtout, car le travail réalisé par notre photographe Max lors de cette édition 2013 est exemplaire et saurait à coup sûr offrir de superbes clichés à ces groupes qui jouent eux-mêmes sur des clichés, allant même jusqu'à en être un pour certains. Merde, je deviens mauvaise langue. Je me redirige donc vers la Mainstage 1 pour assister à l’interprétation de The Kids Are Back par Twisted Sister, histoire de chanter un coup ce qui est un des hymnes du groupe. Je pouffe quand je remarque que de loin, ce bon vieux Jay Jay French à presque la dégaine d’un Joe Bonamassa. La chanson finie, retour à l’espace presse, pour assister à la conférence des mecs de Def Leppard. Je dois avouer qu’avoir ces types en face de moi me bloque complètement, étant un très grand fan du groupe, je ne pouvais que me réjouir quand le Hellfest a annoncé leur venue, mais les avoir en face de soi, c’est carrément autre chose. Classes, en mode force tranquille, ils expliquent à un parterre tout acquis à leur cause que si ils ne sont pas venus depuis si longtemps, c’est en partie la faute des promoteurs de notre bon pays qui auraient proposés des cachets dérisoires et presque vexants pour leur venue. A partir du moment où tu ne peux pas rentabiliser ta tournée et que tu perds de l’argent dessus, c’est normal de constater qu’il y a comme un problème et que tu sois obligé de refuser l’offre. Dans un autre registre, nous apprenons que les bonhommes auraient un titre inédit déjà composé et qu’il se pourrait qu’il y en ait d’autres à l’avenir. Nous saurons être patients ! D’ailleurs, il semble évident que je vous écrirais un compte rendu complet de cette conférence de presse, il ne serait pas normal que vous ne puissiez pas en profiter vous aussi. Sorti de ce moment riche en émotions me concernant, il semble normal de me dirig vers les scènes pour assister à la fin du show de Kreator, mais surtout pour assister à l’entrée fracassante d’un Whitesnake qui n’était pas venu rendre visite à la France depuis pas mal de temps. Le show est, il faut l’avouer, excellent. Le groupe posté pour surveiller les arrières d’un Coverdale aussi convainquant qu’un Lance Armstrong chez Oprah, assure comme une bête. Le son est bon et les mecs se permettent de jouer sur plusieurs tableaux. On en prend plein la face et on en redemande. Malheureusement, je resterais moins généreux en compliments concernant ce cher David, qui malgré une prestation honnête, est bien loin du chanteur qu’il a pu être par le passé. Ses cris donnent l’impression d’entendre une chienne connaissant les douleurs de l’accouchement d’une portée. Seul point noir certes, mais qui ne vient pas gâcher l’appréciation générale d’un show qui se veut honnête, généreux et ultra plaisant. Pour tout vous dire, j’y retournerais presque les yeux fermés. Whitesnake sait être grandiose, même avec de grosses lacunes, ils ont le mérite de tout donner et s’offrent le droit d’être considérés comme l’un des moments excellents de ce Hellfest 2013. Oui, parfaitement. On ne pourra pas à dire la même chose d’un Helloween qui semble avoir laissé sa fougue dans les backstages de l’Olympia qu’il a atomisé en Avril 2013. La prestation se veut poussive, la set-list mal organisée et Andi Deris, complètement à côté. Un mauvais jour probablement, qu’on essaiera d’oublier très vite, mais vraiment très vite. De toute façon, là c’est l’heure de Def Leppard, et je dois vous avouer être en transe.

C’est au son de Won’t Get Fooled Again des Who que le groupe fait son entrée sur scène. Mais attention, ce n’est pas Def Leppard qui est en face de nous, mais bel et bien Dead Flatbird, la seconde identité que le groupe a créée ! Ce procédé, qui peut être vu comme un petit jeu de leur part, permet d’offrir une mise en bouche au public en jouant des morceaux de Def Lep qui ne sont pas issus d’Hysteria avant la partie centrée sur cet album. Quel plaisir que d’entendre Good Morning Freedom, Foolin’ ou encore la reprise de Action du groupe Sweet. L’entrée en matière est véritablement cool, on s’éclate, le public se laisse prendre tout doucement et on sourit face à un Joe Elliott grimé de telle manière qu’il me rappelle notre Axl Rose adoré. Malheureusement, la tension redescendra d’un coup lorsque Dead Flatbird quittera la scène pour laisser place à un film d’une dizaine de minutes retraçant un moment de vie de Def Leppard. C’est long, très long. On grille une cigarette, puis deux, on discute avec son voisin, on fait la danse du chat avec sa voisine et on aurait presque tendance à oublier qu’on est à un show de Def Lep. Etrange choix, qui aura pour résultat la fuite de nombreuses personnes, mais est-ce la seule cause ? Je ne pense pas. C’est avec Women que le vrai Def Leppard fait son entrée sur scène, pour mon plus grand plaisir, quel morceau mes aïeux ! La suite se veut logique, puisque elle suit la trame de l’album, album qui se veut quand même moins accessible qu’un bon High’N’Dry ou un Pyromania, ce qui expliquera peut-être le rejet de nombreuses personnes suite au concert. Pour ma part, je me contente juste de me laisser prendre au jeu, je ferme mes yeux deux minutes et je retourne à la première fois où j’ai entendu Hysteria, je me replonge dans une partie de ma vie qui n’est pas si éloignée que ça, et bon dieu je m’éclate ! Que ce soit sur l’attendu Pour Some Sugar On Me, durant lequel j’ai bien l’impression d’être le seul à m’éclater comme un gosse. De l’endroit où je suis, seuls trois ou quatre irréductibles semblent vraiment prendre du plaisir, alors qu’on parle quand même de Pour Some Sugar Of Me, l’une des chansons les plus cools du monde durant laquelle le laisser-aller devrait être de la sortie. Bah non. Il faut dire qu’il y a un côté très variété dans les compositions d’Hysteria, sûrement plus que sur celles des autres albums de Def Lep, ce qui peut être la cause de ce rejet de la part du public. Il faut aussi signaler une chose : quand le groupe joue, il est dans son monde et a un peu de mal à établir une communication avec un public qui n’attend peut-être que ça. Et les petits films disséminés de part et d’autres du show ne doivent pas aider. Ce show peut-t-il donc être seulement apprécié par les fans de Def Lep ? C’est l’impression que ça donne en tout cas. Pour ma part, je me contenterais d’être ému sur un titre comme Gods Of War, d’être dingue sur une dinguerie comme Run Riot, bref, d’apprécier chaque titre que le groupe nous sert, car putain, si on m’avait dit qu’un jour j’entendrais l’intégralité d’Hysteria en live le même soir, j’aurais bien rigolé. Le show se termine sur un rappel avec Rock Of Ages et Photograph, efficacité, simplicité. Un grand moment en ce qui me concerne, malgré les problèmes de voix de Joe sur la fin du show. Il faut dire qu’avec les Twisted Sister et Whitesnake juste avant, peut-être que les gens attendaient un Def Lep sur cette même veine 80’s qu’on a pu retrouver en début de show, mais Hysteria est un album hors du temps, qui n’obéit à aucune mode, aucun style. Hysteria est Hysteria, il est unique et doit être apprivoisé pour apprécier un show comme celui que Def Lep vient de servir. Certes, c’est peut-être un peu excluant je vous l’accorde, mais le groupe avait annoncé que le show se passerait comme ça et donc, quand on se place face à la Mainstage 1 c’est qu’on connait cet album, ses tenants et ses aboutissants. Je veux bien qu’on critique par la suite, car tout n’était pas parfait, le groupe était en retrait, les petits films étaient soient trop longs, soient trop présents et comme je le disais, Joe avait du mal sur la fin. Mais pour le reste, vous saviez pertinemment ce qui vous attendait depuis plus de trois mois. Alors, quand je lis certains commentaires comme : « Ça sonnait trop variété, trop ci, trop ça » etc… j’ai envie de vous poser une seule et unique question : « Quel est l’intérêt d’aller mater le show de Def Leppard, qui va jouer l’intégralité de son album le plus difficile à appréhender, sans écouter ce dernier avant ? » C’est-à-ce moment que vous allez me répondre : « Au pire, je fais ce que je veux, je t’emmerde, j’avais envie de découvrir et ça ne regarde que moi. » En effet, je peux comprendre la démarche dans un souci de découverte, c’est tout-à-fait légitime, nous sommes en festival qui plus est ! Mais mon message s’adresse véritablement à certains auto-proclamés « ultras » du groupe que j’entends et lis depuis la fin du festival, qui osent sortir qu’ils sont fans du groupe depuis tant d’années et qu’ils ne comprennent pas que ça sonnait si surfait et si variété. C’est bien beau d’être fan à la vie à la mort d’un groupe. Mais écoutez leurs albums aussi, ça peut aider. « Ouais, puis, les chœurs ils sont aidés à certains moments, même Joe, ça s’entend trop, c’est pas naturel. » Et ça fait longtemps que ça dure pourtant, les gens semblent atterrir… Mais si vous préfériez entendre des chœurs avec des voix de vieillards, sans énergie et peu impliquants comme AC/DC le fait depuis 1985, libre à vous. Surtout que le groupe chante ses chœurs mais bénéficie seulement d’une petite aide afin d’être sûr qu’il y ait une bonne dose d’énergie à offrir à son public, afin qu’il puisse réagir, et être chaud. Cependant, vu l’accueil glacial pris par le groupe ce premier soir de Hellfest, m’étonnerait qu’on les revoit un jour là-bas. « 17 ans qu’ils ne sont pas venus en France. » Tu m’étonnes.

Je vais me finir devant la prestation d’Avantasia, vidé, fatigué, mais heureux de constater que le Tobias Sammet saura toujours faire rêver son public. Quel bonheur ! Parfait avant d’aller essayer de dormir pour la lourde journée du samedi.

Rendez-vous jeudi pour la suite ! 

4736 vuesPar Jimmy Jetsam

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