Live-Report Hellfest Open Air 2013

1 Juillet 2013
Hellfest Open Air 2013

3 ans. 3 ans qu'on me rabat les oreilles avec le Hellfest; une espèce de festival idéal et fabuleux ne cessant de croître depuis plusieurs années et visant à regrouper lors de chaque édition les plus grandes pointures du rock, du métal et de la « musique extrême » , pour le plus grand plaisir d'un public passionné, devenu très éclectique et international. 3 ans que je pleure de ne pas pouvoir assister à ces trois jours de folie, entre le Bac, les examens divers, et les problèmes de fric. 3 ans que je rêve à l'idée d'y aller, de m'éclater, de respirer et de savourer les prestations de groupes exceptionnels tels que Motley Crue, Lynyrd Skynyrd, Slash, Ozzy Osbourne, Black Label Society, King Diamond, Airbourne, Judas Priest, Koritni, Motorhead, Slayer, Rob Zombie, et autres artistes incroyables passés ces dernières années. Me voilà donc enfin prêt, heureux et complètement surexcité sachant que je m'apprête à retrouver pour cette édition 2013 deux de mes groupes préférés : KISS et ZZ Top. HAVE MERCY!

DAY ONE

Lors de l'ouverture de l'enceinte du festival le vendredi 20 juin à 10h30, je me suis retrouvé complètement happé par l'envie de me ruer sur le stand du ( superbe ) merchandising Hellfest, ce qui m'a fait perdre 50 minutes et donc empêché d'assister aux prestations de Dr Living Dead et Vera Cruz. Je me suis rattrapé en allant voir la fin de Kissin' Dynamite, qui a visiblement assuré un excellent show; en tout cas, pour le peu que j'ai vu, j'ai adoré. Pendant la « pause bière » de 11h30 j'ai tendu une oreille à SSS qui jouait sur la Mainstage 2 ; ça ne m'a pas particulièrement convaincu. En revanche, les petits gars de Black Spiders à 12h15 sur la Mainstage 1 ont vraiment assuré un max ; le show était rôdé, efficace, et les compos passaient à la perfection. Le rituel du «  FUCK YOU BLACK SPIDERS » garni de copieux doigts d'honneur était lui aussi au rendez-vous ; un très bon moment.

La suite est moins joyeuse ; Vektor, sur la Mainstage 2, nous a servi un beau plat d'étron bien repoussant. Le jeu de guitare était bancal et foireux tandis que le chant ne se composait exclusivement que de cris poussifs, stridents et insupportables. On aurait cru voir une bande de lycéens boutonneux, stupides, hargneux et mal dans leur peau, rebellés contre un système imaginaire et qu'ils ne comprenaient même pas. C'était probablement le pire moment de la journée. Qu'est-ce qu'ils foutaient là, sérieusement ? Je me le demande encore... Heureusement que Hardcore Superstar est venu rattraper un peu le coup sur la Mainstage 1, bien que leur show ait été un peu lourd à mes yeux. Je n'ai pas accroché plus que ça en live ; je préfère de loin m'écouter leurs galettes studio chez moi. Sous la Valley, Black Cobra nous a gratifiés d'un show honnête et curieusement dynamique, malgré le fait que les musiciens soient assez statiques. Un moment très sympathique ! Retour sur la Mainstage 1 avec Saxon et un excellent concert, durant lequel le groupe a particulièrement mis en valeur le dernier album, Sacrifice. C'était audacieux. Biff Byford semblait très ému à la fin de leur ( court ) set ; c'était beau à voir. Je suis surpris qu'ils n'aient pas joué plus tard dans la journée. Ils n'auraient pas du tout fait tache à la place de Whitesnake, mais bon, c'est comme ça. 

Le « super-groupe » Hellyeah a su capter mon attention au fil de sa prestation ( et ce n'était vraiment pas gagné ) mais je reste malgré tout loin d'être fan ; trop de violence et de hargne pour mon petit cœur fragile. Arrive maintenant un gros morceau : Europe. J'étais très curieux de voir ce que ce show allait donner, et j'ai été agréablement surpris. Ils nous ont servi un bon Hard Rock de qualité teinté de solos plein de finesse et de virtuosité made in John Norum. Je regrette juste l'aspect légèrement surjoué et « faux » du groupe. Tout était un peu poussif, à commencer par le sourire blanc éclatant du chanteur, Joey Tempest. A 18h30 j'ai été déçu de découvrir sur scène le pied de micro rose de Dee Snider ; j'ai compris que Whitesnake, initialement prévu à 18h35 avait échangé sa place avec Twisted Sister. Tant pis... Ça ne m'a pas empêché de savourer le concert des glamrockeurs new-yorkais, au contraire ! Comme beaucoup d'autres, j'ai pris une véritable claque. Twisted Sister a enchaîné les hymnes divers et variés avec une fougue extraordinaire. Le concert était fun, amusant, dynamique, et l'engouement du public était incroyable ( on se souviendra de la reprise du refrain de We Are Not Gonna Take It par les quelques milliers de personnes présentes dans la fosse ; un moment magique ). Retour sur la Mainstage 1 pour Whitesnake, un groupe que j'apprécie beaucoup, étant notamment très fan de Doug Aldrich, l'un des deux guitaristes qui accompagne un Coverdale vieillissant et caricatural. Ça me fait assez mal de l'avouer, mais ça a été une assez grosse déception. Il y a eu trop de temps morts, trop de solos divers et variés ( une battle de guitares, un loooong solo de batterie ennuyeux à souhait, une ridicule improvisation du bassiste à l'harmonica... ) et trop de slows. C'est dommage. Il aurait suffi d'une bonne reprise de Burn, de Deep Purple, pour relever la sauce. Ce sera pour une autre fois...

Attendant Def Leppard avec impatience, j'assiste au show d'Helloween de la Mainstage 1. Le son est très mauvais au début, mais heureusement pour nous, ça s'est vite arrangé. La scène était belle et les compos tournaient comme une horloge. Seul petit reproche ; la voix d'Andi Deris un peu faiblarde et nasillarde. Arrive maintenant la tête d'affiche du festival ; Def Leppard. Ce concert au Hellfest est un véritable événement car il marque le premier retour en France du groupe après 17 ans d'absence. De très nombreux fans ont fait le déplacement. Pour ma part, je ne suis pas un grand connaisseur de ce groupe, mais j'étais très curieux de les voir en live. Après une intro à base de Won't Get Fooled Again, Def Leppard (qui joue sous le nom de Dead Flatbird à ce moment-là) nous a enchaînés deux de mes titres préférés ; Wasted et Let's Get Rocked. Le son est bon, et la scène est belle à voir ; c'est génial. Cependant, au fil des titres, j'ai l'impression de découvrir un groupe vidé, un peu fade et presque sans âme. Il n'y a aucune communion avec le public, aucune magie. Les musiciens sont là, et ils font leur job, point barre. Jimmy: Le clip introduisant l'interprétation complète d'Hysteria est extrêmement long et fait malheureusement redescendre tout le momentum du show. Cependant, en tant que fan de Def Leppard et malgré le manque d'implication du groupe quant à une certaine communication avec le public, je ne peux m'empêcher de rentrer à fond dans ce show chantant chacune des paroles et passant un agréable moment. Beaucoup de réactions négatives contre le show de Def Leppard émergent d'un peu partout, et je peux les comprendre, car il faut bien l'avouer: ce show était fait pour les fans et pouvait laisser très facilement les néophytes et autres personnes peu impliquées sur le bord de la route. Dommage. 

DAY TWO

Après une nuit bien courte et éprouvante, je rejoins rapidement la Mainstage 2 pour découvrir avec plaisir Skindred, et leur excellent show d'une trentaine de minutes. Ce sera l'une des meilleures surprises de la journée. Le chanteur que l'on croirait tout droit sorti d'un groupe de hip-hop déverse toute son énergie sur scène ; il saute, il hurle, il danse, il vole, il s'amuse avec le public.. Et il est heureux ; ça se sent et c'est communicatif ! Je passe ensuite dans la fosse de la Mainstage 1 qui me semble bien peu remplie, pour assister à Attentat Rock ; un groupe français ( qui le revendique clairement notamment lorsque le chanteur traverse la scène en arborant le drapeau tricolore ) de bon vieux rock à la Trust. C'était gentillet et efficace, mais je déplore le look pas mal kitsch des musiciens, que l'on croiraient tout droit sortis des années 80 ( un souci relativement gênant que des groupes comme Europe ou Def Leppard ont su maîtriser parfaitement, en adoptant sur scène un look beaucoup plus contemporain et « passable » que dans leurs jeunes années de folies vestimentaires ). Cela dit, le concert est très bon et les musiciens sont maîtres de leurs instruments ( mention spéciale au guitariste qui shred parfaitement sur ce qui me semble être une Yamaha demi-caisse, faite pour le jazz. Chapeau ! ).

Arrive maintenant Asking Alexandria sur la Mainstage 2 , un groupe de métalcore qui ne m'emballe pas plus que ça et qui m'ennuie un peu. Par contre, leur mur de baffles blancs à l'effigie du drapeau anglais était superbe. Je passe maintenant à une nouvelle EXCELLENTE découverte; Audrey Horne. Du bon Hard Rock norvégien qui bouge à mort et qui nous remue les tripes. Les guitaristes ont une classe folle, souvent synchros, en train de prendre la pose avec leurs belles Les Paul Custom. Le chanteur, Toschie, est très bon; il essaye de s'approprier l'espace et de partager un maximum avec le public. C'était vraiment top; un groupe que je vous conseille vivement d'écouter en studio. C'est au tour de P.O.D d'investir la Mainstage 2 ; du rap métal assez violent à la RATM ; je n'ai pas du tout accroché, mais le public semblait conquis. Tant mieux ! 13h35 : c'est l'heure de foncer au devant de la Mainstage 1 pour admirer Krokus, un groupe suisse de Hard Rock franchement typé AC/DC que j'adore. Ils nous ont offert un concert excellent et bougrement percutant ( qui a dit que c'était chiant que 3 guitares jouent constamment le même riff en même temps ? ). Le chanteur et les guitaristes allaient à la rencontre du public et ils ont eu l'air de bien prendre leur pied sur scène ; vraiment sympa. De plus, ils ont mis à l'honneur leur dernier album, Dirty Dynamite, que j'apprécie énormément. Leur set était vraiment trop court, c'est dommage.

Ensuite, c'est Coal Chamber qui a investi la Mainstage 2 ; un espèce de groupe de nu-métal que j'ai totalement détesté. C'était extrêmement violent, un peu bancal, et pas intéressant à voir. En plus de cela, les musiciens ( chanteur et guitariste en tête ) étaient vulgaires et irrespectueux avec les caméra-mans et les ingés son. Ça m'a très vite gonflé, et ce n'est pas plus mal car ça m'a permis d'aller manger tranquillement. Je passe maintenant à l'un des pire groupes que j'ai pu voir sur scène : 3 Doors Down ; du rock alternatif pour les fillettes et les femmes à chats. Tout d'abord, le son était extrêmement fort et incroyablement mauvais ; on n'entendait rien. C'était saturé en fréquences basses. Ensuite, concernant le groupe.... Que dire ? Une bande de petits cons qui tirent la gueule, qui engueulent les ingés, qui ne jouent pas bien, et qui ne font que poser et conforter leur genre de pauvres beaux gosses ténébreux, incompris, malheureux en amour et solitaires. Des faux-modestes qui remercient Dieu à chaque fin de chanson et qui pètent plus haut que leur cul. Des paroles parfaitement niaises et mielleuses, d'un ennui à mourir. C'était juste un mauvais boys-band complètement merdique et répulsif ; ils m'ont donné envie de m'enterrer sur place. Il n'y avait rien de bon à prendre. RIEN. Heureusement, le concert est passé plutôt vite, sinon je pense que je n'aurais pas tenu le coup.

Retour à la Mainstage 1 pour Down et un Phil Anselmo complètement allumé, passionné et épique. Le concert et le son des amplis Orange étaient excellents. C'était lourd et poignant ; Anselmo est décidément un frontman de folie.
Moins d'une heure après Down et ce show tout bonnement énorme, je m'apprête à découvrir Accept, un groupe que j'adore mais que je n'ai jamais eu la chance de voir en live, et je n'ai pas été déçu. Le mur d'amplis noirs et blancs marqués du logo du groupe prenait quasiment toute la scène et c'était assez impressionnant. Le groupe semblait ébahi et épaté par la taille de la fosse et les milliers de personnes qui avaient fait le déplacement pour assister au show. Le concert, assez mouvementé, a été complètement maîtrisé par Mark Tornillo ( qui m'inspirait quelques craintes, étant très fan de la période Udo ) et Wolf « Bruce Willis » Hoffmann. Le couple de Flying V a été absolument mortel et brillant. Le public a chanté toutes les chansons et participé aux différents jams et improvisations des guitaristes, notamment lors de la reprise du thème classique « La lettre à Elise » de Beethoven ( un moyen d'affirmer discrétos les racines allemandes du groupe ). Balls To The Wall était le véritable temps fort du concert. J'ai accroché du début à la fin. Mention spéciale pour la venue d'Anselmo sur scène, rajoutant du peps à une prestation qui n'en avait pas forcément besoin. 

Passons maintenant à Papa Roach qui officie sur la Mainstage 2 tandis que j'attends impatiemment l'entrée en scène de ZZ Top. Qu'on se le dise tout de suite... Ce n'est pas du tout ma came ; je trouve que c'est dans la veine de  BFMV ; un groupe à gonzesses.. MAIS, je dois reconnaître que c'était cool. Ça bougeait beaucoup et le chanteur Jacoby Shaddix assurait complètement et captivait la foule. Après, concernant les compos, ça reste un peu fadasse et « adolescent » à mon goût, mais bon, ça a eu le mérite de plaire. Le public était conquis. Bon, finies les plaisanteries et les chansons de tafioles, on passe à mon groupe préféré : ZZ Top. Comment résumer au mieux ce concert ? Dantesque. La set-list était exceptionnelle ( retour de Got Me Under Pressure pour commencer les hostilités ) , pas de temps mort, pas de slow ; que du bon vieux ZZ Top assuré avec brio par le génie barbu Billy Gibbons. Le soleil couchant donnait une dimension magique au concert. Les costumes, le son baveux et dégoulinant de l'Esquire, les petites chorégraphies, les guitares, le cigare... C'était la classe incarnée, ni plus, ni moins. L'ambiance était bonne et le public aux anges et amusé. Je regrette seulement les slams et les mouvements de foule ( quel intérêt de slammer sur du ZZ Top, sérieusement ? ).

23h10 : Voici le moment tant attendu : KISS. Qui n'a jamais rêvé à l'idée de voir un show de KISS ? Un véritable spectacle où chaque instant devient instantanément anthologique, et où le groupe nous offre tout ce qu'il y a de mieux, que ce soit sur la scène ou musicalement. Personnellement, je n'arrive pas à en croire mes yeux ; PUTAIN, je vais voir KISS, MERDE ! Bref ; le fameux hurlement fort et strident du «  You want the best ? You got the best. The hottest band in the world : KIIIIIIIIIIIIISS » raisonne et laisse place, comme je l'imaginais, à un show des plus grandioses qu'il m'ait été donné de voir. Le concert commence par Psycho Circus et son refrain du tonnerre. Paul Stanley semble mettre quelques minutes avant de trouver sa vraie voix ; avant cela, il y a quelques faussetés, mais rien de dramatique. Côté scénique, c'est une débauche totale d'effets pyrotechniques, d'explosions, d'étincelles, de flammes et de fumée ; ça en jette grave. Tommy Thayer assure le job à la perfection et avec plaisir. Son touché atypique dynamise les morceaux et tranche complètement avec le jeu d'Ace Frehley ( que je n'apprécie que moyennement ). Gene Simmons passe son temps à exhiber sa longue langue légendaire et à faire des grimaces et des clins d'oeil aux premiers rangs ; c'est mignon.

Toutes les compos rendent bien, que ce soit les classiques comme Deuce, Shout It Out Loud ou bien les morceaux plus récents comme Say Yeah ou Hell Or Hallelujah. De plus, elles sont pour la plupart relevées et pimentées par des petites chorégraphies et autres gourmandises scéniques. Le concert passe vite et est vraiment impressionnant. Tout est sublime. Comme les ( très ) nombreuses personnes présentes, j'ai l'impression d'en avoir pour mon argent. Pour le rappel, nous avons droit à Detroit Rock City et à un Black Diamond purement exceptionnel. Le groupe quitte la scène en vitesse ( ils ont débordé de 10 minutes sur le programme initial ) tandis que j'essaye de me frayer un chemin vers la sortie. 

DAY THREE

Commençons donc par Heaven's Basement, un jeune groupe de Hard Rock assez sympa mais qui n'a pas su me transcender, malgré un talent certain, et la chanson Fire, Fire qui était relativement jouissive.
Ensuite, quelques minutes de Mustach en Mainstage 1 ne m'ont pas déplu, mais j'ai préféré aller jeter un œil en Warzone pour Le Bal Des Enragés qui a repris un paquet de bonnes chansons ( Enter Sandman, Killing In The Name, ou encore Antisocial ) . Ça bougeait à mort et la prestation était top. Je n'ai pas vu la Warzone autant blindée de monde qu'à ce moment. On peut saluer la performance de ces mastodontes du metal français, qui réunis atteignent un autre pallier de puissance !
Après m'être rué sur un bon gros chili au stand des spécialités mexicaines, je me dépêche de retourner devant la Mainstage 1 pour voir l'unique groupe qui m'intéresse vraiment en cette belle journée : Danko Jones. Je dois avouer que j'ai été un peu déçu par le son de la guitare et les nombreuses approximations au niveau du jeu et du chant, mais ça restera tout de même un bon souvenir. J'ai particulièrement apprécié l'extrême modestie du chanteur qui n'a cessé de remercier le public, le Hellfest, et de rendre hommage à de nombreux groupes et artistes disparus, à commencer par Jeff Hanneman de Slayer. C'était un beau moment, plein d'émotions. Mass Hysteria nous servira également un pur concert, "positif à bloc", durant lequel la communion avec le public sera telle qu'elle n'aura seulement pour égale la puissance dégagée par le groupe sur scène. Sérieusement, c'est lourd et plaisant à souhait, on headbangue et on se laisse prendre au jeu. Génial tout simplement, probablement le concert du festival. Newsted investit la Mainstage 1 sous les acclamations du public, qui semble n'être venu que pour lui. Le bonhomme joue des titres de son récent EP et de l'album à venir. Du bon vieux heavy aux ambiances thrash, c'est simple, efficace, on se laisse prendre au jeu et participons au show de manière naturelle. On saluera le passage ou le groupe reprend en choeurs avec son public les fameux "Die" de Creeping Death de Metallica, avant de finir sur un Whiplash dantesque ! 

A 17h40, Voivod est entré en piste sur la Mainstage 2. J'étais assez content de les revoir, après avoir eu droit à un show très spécial d'eux en première partie de Nashville Pussy en 2010 au Nouveau Casino, un excellent moment, voyant Anselmo et Jason Newsted venir faire monter la pression chacun leur tour. C'est d'ailleurs temps pour Gojira d'investir la Mainstage 1 pour un show d'une lourdeur sans pareille. Gojira fait du Gojira, nous offre sa musique poignante et à la fois violente, permettant à chacun d'y trouver son compte. Encore une fois, je reste admiratif de la dimension spirituelle de la musique de ces messieurs.

Stone Sour a été la bonne surprise de la journée pour ma part. Il faut reconnaître que les musiciens sont mortels. Les compos du groupe, quoique très violentes et dynamiques, ressortaient très bien et j'ai pris un pied d'enfer devant leur reprise de Children Of The Grave, de Black Sabbath. C'était percutant, lourd et puissant, avec un mixage et un son de folie. Je regrette juste les temps morts avec les slows de Corey Taylor accompagné de sa guitare, qui étaient terriblement chiants, ainsi que le fait qu'ils aient tous tiré la gueule du début à la fin de leur prestation. Je ne sais pas ce qu'ils avaient bouffé, mais ce n'était pas très motivant. Ils ne partageaient rien avec le public, ce qui a enlevé un peu de charme à leur concert. Cependant, les superbes riffs et solos de Jim Root m'ont vite fait oublier ces détails.

Les monstres de Lordi venus tout droit de Finlande débarquent sur scène avec l'un des pires sons du festival, dommage quand on sait que leurs compositions sont de véritables hymnes qui mériteraient la meilleure exposition possible. On s'éclate néanmoins à entendre les morceaux du dernier album tels que Sincerly With Love, The Riff ou encore We'Re Not Bad For The Kids We're Worse. Le show est honnête, carré, et le public semble conquis par la prestation d'un groupe qui attire tant par sa musique que par son imagerie. Un moment très sympathique qui a la faculté de marquer le spectateur ! Une parfaite mise en bouche avant l'entrée sur scène de Volbeat, qui jouera la tête d'affiche du dimanche. Le fait est que concernant ce groupe, soit on aime, soit on déteste purement et simplement. L'impact se fait vite sentir, puisque Michael Poulsen et ses potes n'attirereront pas autant de gens que Def Leppard et Kiss sur les précédentes journées. Personnellement, c'est un pied d'enfer que je prends à voir le groupe évoluer sur scène et nous proposer ses morceaux les plus inspirés les uns que les autres. Que ce soit Sad Man's Tongue, Evelyn (avec Barney de Napalm Death), The Nameless One, 16 Dollars ou encore Still Counting, le moment est excellent, sincère et inspiré. Volbeat prouve qu'il est un groupe complet, sachant jouer sur plusieurs tableaux. Un concert excellent, fort en intensité avant la prière devant Ghost, pour clôturer ce festival de façon solanelle. 

Voilà, pour moi ce Hellfest 2013 s'arrête ici. J'en ressors avec un grand sourire et des oreilles qui bourdonnent. Cette édition était décidément une cuvée fabuleuse et remarquable, qui a su conforter le festival dans sa position de rendez-vous immanquable et anthologique pour tout fan de musique qui se respecte. Comme les gérants de cette grande machine l'affirment chaque année, le Hellfest est un festival fait par des fans, pour des fans ; ça se sent, et c'est en cela que réside sa magie. Il n'y a plus qu'à attendre 2014 et de très probables belles surprises...

Ecrit avec l'aide de Jimmy Jetsam

1842 vuesPar La Lanterne

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